Notre avenir est-il dans les arbres?

Ce jour là il faisait beau, alors j’ai décidé d’en profiter en étant accompagné de ma mère. Au retour, nous tombons sur un couple de jeunes : des rires de moquerie … Plus loin, un ado dans un costume rose de licorne. Nous le regardons. Il se met à faire de grands gestes de salutation avec ses bras et saute sur place. Nous faisons pareil … Je sais pourquoi il l’a fait. Il l’a fait parce qu’il y a trop de moqueries en ce monde, et qu’il n’y a qu’avec de tels gestes, ou de l’oppression que les moqueurs se remettent à leur place! Je suis content de lui avoir ainsi répondu, et de l’avoir soulagé dans son égo.

Autre jour. Je déambule entre les rayons d’un supermarché. Deux jeunes m’as-tu-vu. Un panier sur roulettes, vide, que je renverse sans faire exprès. J’ai le réflexe de le remettre en place, constatant du même coup qu’il est vide, mais la dynamique est en place et je ne peux l’arrêter : moqueries. Je continue mon chemin comme si je n’avais rien entendu. Plus tard, je recroise l’un d’eux. Je le fixe dans les yeux avec tout le mépris que son acte à engendre. Il baisse la tête. J’ai repris la dignité que lui et son camarade m’avait volé. Opprimer, dominer, juste pour exister …

On nous vend le progrès, moi je ne vois qu’involution. Des Hommes qui redeviennent singes, et dans les arbres remontent. Et de cette hauteur autaine, rient de ceux qui restent au sol, soit parce qu’ils osent rester debout, soit parce que blessés ils restent à terre gisant. On peut trouver à ces hommes-des-arbres beaucoup d’excuses leur étant extérieur: la société … mais n’en font-ils pas partie de cette société? Pire, n’y sont-ils pas majoritaires? Moi je ne veux les excuser. Je veux bien chercher à comprendre le pourquoi du comment, mais ce ne sera que pour deux raisons. La première, pour ne plus que ce genre de comportement puisse émerger. La deuxième, pour que ces attitudes soient clairement repérable et qu’on puisse, d’une manière ou d’une autre, les empêcher de porter atteinte aux hommes-du-sol.

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26 réflexions au sujet de « Notre avenir est-il dans les arbres? »

  1. Mon avis que cette question est que il faudrait que les hommes du sol s’éloignent suffisamment des hommes des arbres pour ne pas avoir à subir cela.
    Il est vrai que c’est difficile dans la vie quotidienne mais on peut s’en approcher de cette sérénité qui nous éloigne de ce que nous ne pouvons accepter, tolérer…par la seule force de notre esprit, nos expériences, notre chemin spirituel.
    Pour moi la première étape eut été de voir la réalité, ensuite de l’accepter. Je suis encore là à tenter de l’accepter. Je ne parle pas d’y adhérer loin de là mais pour m’en détacher je dois la voir et l’admettre.
    Comme je disais une fois, au lieu de nager à contre courant avec tous les poissons je vais voler au dessus de la rivière. Parfois je suis obligée d’aller dans la rivière pour travailler par exemple, mais on peut y croiser quelques poissons volants aussi.
    Puis je reprends mon envol où je me ressource, me repose, suis en accord avec moi même.
    Et je je continue ma recherche de poissons volants comme toi, pour ne plus sentir cette solitude sans fond et enfin communiquer et échanger dans le vrai.
    Ne plus lutter contre, avancer pour…mais en parallèle. Je ne vois que cette solution.

    Contente de te lire, un plaisir à chaque fois…

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  2. Nous qui foulons le sol avons certes les jambes pour nous en aller, mais pourquoi le ferions-nous? Que les hommes-des-arbres soient comme ce sur quoi ils s’élèvent, immobile et muets, autrement nous en ferons des papiers (comme celui que nous commentons). Je comprends ta solution, peut-être est-ce la plus sage, mais je n’ai pas envie d’être sage, j’ai envie d’être libre d’exister. Je ne veux plus rester enfermer chez moi parce qu’il me devient impossible de les supporter, eux et leurs écrasantes manières comme des avalanches de stupidité simiesque, eux et leurs bruyantes expressions de sous-existence. J’ai la colère de l’injustice dans mon ventre. Je peux accepter, je peux comprendre, mais je ne peux pas rester là à ne rien faire. Je pourrais nager dans le sens du courant ou m’envoler au-dessus de la rivière … mais n’est-ce pas dans les deux cas faire comme eux? Nager dans le sens du courant, c’est évident que c’est faire comme eux. Nager au-dessus … mais c’est comme grimper dans les arbres, mais en allant plus haut encore. Eux ont les branches, nous les ailes? Je n’ai pas envie d’être au-dessus de qui que ce soit, et encore moins en-dessous de qui que ce soit. Je ne veux même plus l’égalité! Ce que je veux, c’est que cessent les comparaisons stupides et les jeux de cache-cache : regarde comme ils se cachent dans les branchages pendant que les poissons volants se cachent dans les nuages, et les premiers nous jettent des fruits pourris pendant que les seconds nous chient sur la tête. Moi je demeure au sol, alors venons y faire nos comparaisons et calculs en face à face, dans la réalité, loin des illusions hypocrites, loin de toutes ces lâches armures archaïques, loin de cette écœurante mauvaise foi, ou cessons de nous venter d’être supérieurs! J’ai la nausée de cette humanité arrogante. Non, nous ne sommes pas supérieurs, nous sommes vils et lâchent, stupides et dépassés. Quelle couardise nous prends aux omoplates que de nous faire pousser des ailes ou des feuilles, réglons plutôt les différents ici-bas, car l’idéal se rit de nous tant nous sommes pathétiques, et l’abîme ouvre grand la gueule pour nous y accueillir. Gravité tu m’as fait naître et je m’incline, pendant que les Icares et chimpanzés continuent de te défier.

    Marche en parallèle loin de leur flux, mon amie, je te comprends, mais méfie-toi de ceux qui peuplent à tout prix les hauteurs, ils nous voient si petits, tant et si bien qu’ils doivent user de microscopes coûteux pour nous voir tels que nous sommes (et rares sont ceux qui peuvent se payer un tel appareillage). Moi, je suis un enfant sédentaire du sol, et je m’en vais secouer du cocotier et jouer du filet à papillon dans mon espace, jusqu’à ce qu’il me devienne aussi paisible que mon foyer.

    Merci de me lire. Et toujours content de discuter avec toi :)

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  3. Non non je ne te dis pas de t’en aller, je te dis d’être au delà de ça. Pourquoi eux devraient -ils être muets ? Personne n’a plus sa place qu’un autre, tout ça tend forcément à une espèce d’équilibre dans le déséquilibre ;)
    Libre d’exister pour qui tu es va forcément induire à mon avis un éloignement. Sinon tu seras en lutte perpétuelle et tu vas mourir d’un cancer.
    Je comprends tout à fait ta colère et tes sentiments, je l’ai ai partagé et encore maintenant j’ai des journées comme ça.
    Elles m’épuisent ces journées là. Je reste vide et dans l’incompréhension totale. Perdue même parfois. Très seule aussi. Je cherche un mode de vie alternatif pour ça.
    L’hypocrisie sociale, au vu de leurs personnalités est nécessaire pour eux, ils finiraient tous par se tuer sinon.
    J’avais lu que le commérage entre fille dans nos sociétés avait exactement le même but que l’épouillage entre singe : le lien social.

    Nous sommes des loups. Lis cette tirade magnifique de Molière, dans le Misanthrope.

    ALCESTE
    Non, vous avez beau faire, et beau me raisonner,
    Rien de ce que je dis, ne me peut détourner :
    Trop de perversité règne au siècle où nous sommes,
    Et je veux me tirer du commerce des hommes.
    Quoi ! contre ma partie, on voit, tout à la fois,
    L’honneur, la probité, la pudeur, et les lois :
    On publie, en tous lieux, l’équité de ma cause :
    Sur la foi de mon droit, mon âme se repose :
    Cependant, je me vois trompé par le succès [1] ,
    J’ai pour moi la justice, et je perds mon procès !
    Un traître, dont on sait la scandaleuse histoire,
    Est sorti triomphant d’une fausseté noire !
    Toute la bonne foi cède à sa trahison !
    Il trouve, en m’égorgeant, moyen d’avoir raison !
    Le poids de sa grimace, où brille l’artifice,
    Renverse le bon droit, et tourne la justice !
    Il fait, par un arrêt, couronner son forfait :
    Et non content, encor, du tort que l’on me fait,
    Il court, parmi le monde, un livre abominable,
    Et de qui la lecture est, même, condamnable !
    Un livre à mériter la dernière rigueur,
    Dont le fourbe a le front de me faire l’auteur [2] !
    Et, là-dessus, on voit Oronte qui murmure,
    Et tâche, méchamment, d’appuyer l’imposture !
    Lui, qui d’un honnête homme, à la cour tient le rang !
    À qui je n’ai rien fait, qu’être sincère, et franc !
    Qui me vient, malgré moi, d’une ardeur empressée,
    Sur des vers qu’il a faits, demander ma pensée !
    Et parce que j’en use avec honnêteté,
    Et ne le veux trahir, lui, ni la vérité,
    Il aide à m’accabler d’un crime imaginaire :
    Le voilà devenu mon plus grand adversaire !
    Et jamais, de son cœur, je n’aurai de pardon,
    Pour n’avoir pas trouvé que son sonnet fût bon !
    Et les hommes, morbleu, sont faits de cette sorte !
    C’est à ces actions que la gloire les porte !
    Voilà la bonne foi, le zèle vertueux,
    La justice, et l’honneur, que l’on trouve chez eux !
    Allons, c’est trop souffrir les chagrins qu’on nous forge,
    Tirons-nous de ce bois, et de ce coupe-gorge ;
    Puisque entre humains, ainsi, vous vivez en vrais loups,
    Traîtres, vous ne m’aurez de ma vie, avec vous.

    Que l’on me voit petite…j’en suis détachée désormais. Je le sens tout de même. Mais je m’en détache toujours plus.

    Il y a peu de temps j’ai demandé à un ami qu’est ce que je pourrais bien raté si je mourrais maintenant ?
    Il m’a répondu : la sérénité….

    :)

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  4. As-tu déjà vécu la moquerie en pleine face, sans raison aucune? As-tu déjà vu comment des femmes (et des hommes) souffrent leur corps à cause de la petitesse de certains? Il y a tant d’exemples que je pourrais sortir au jour … Certains actes sont condamnables … et nous devrions juste fuir, ou « dépasser » ca, juste parce que c’est comme ça que peuvent vivre certains? Il est normal pour le violeur de violer, pour le cleptomane de voler, pour le serial killer de tuer, … devons-nous donc laisser les ténèbres nous séparer de la lumière? Moi je me tiendrai debout quitte à ce que le cancer m’emporte, mais je ne resterai pas sans rien faire alors que l’enfer nous ouvre ses portes. Même si mes actes sont insignifiants, ils seront.

    Pour le reste, je parle de comportements, pas des personnes qui expriment ces comportements ;)

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    1. Non…pas fuir…mais je ne sais pas me faire comprendre.
      Je ne dis pas non plus de ne rien faire, je suis la première à agir, je dénonce tout un tas de chose dans ma profession par exemple notamment la maltraitance et de façon très concrète, en passant par la direction, les courriers tout ça.
      Mais la colère ne sera pas mon moteur…je ne la laisserait pas m’habiter. C’est un avis très personnel que je n’ai jamais vu partager pour le moment à part par des morts que je lis. Je suis peut être en fuite sans le savoir….un mécanisme de défense ? je ne sais pas, faut que je me pose la question.

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      1. En fait, dans mon gros pavé, je parlais par images, allégories (je suis très influencé par l’alchimie, donc des fois je ne sais pas m’empêcher de parler par symboles), et je n’ai pas détaillé mon raisonnement, car les images employées, ce me semble, suffisait à en rendre compte (apparemment ce n’était pas suffisant). bon, outre le fait que je pense que la colère est un moteur comme un autre (mais là aussi il faudra certainement définir ce que nous appellons respectivement colère), je vais en revenir à mon gros pavé et le détailler un peu.

        Donc, pour commencer, j’aimerais aborder la notion de position spaciale que j’utilise dans mes allégories.

        Tout d’abord, la hauteur. Dans la nature animale (dont nous faisons partie même si par la civilisation nous la fuyons), tout ce qui se trouve spatialement au-dessus est considéré comme dominant, car c’est une position très avantageuse (et l’armée ne te dira pas le contraire :p). De fait, nous avons acquis des réflexes (souvent inconscient, parfois même purement physiques/mécaniques) liés à la hauteur. Bon, ces réflexes font également que si tu veux donner un coup de couteau à quelqu’un, que ton geste parte du bas (ventre) et remonte prestemment, ton ennemi ne le verra pas venir (puisque ce qui est plus bas n’est pas une menace), en plus du fait que ce geste est plus rapide.

        Ensuite, l’écartement. Se rapprocher, c’est vouloir entrer en contact, et on ne prend contact qu’avec ce qui n’est pas une menace. S’éloigner, c’est vouloir perdre le contact, soit parce qu’il y a perte d’intérêt (on passe à autre chose), soit parce qu’il s’agit d’une menace (fuite). Et on peut également remarquer que puisqu’on peut choisir ou refuser le contact (pouvoir d’acceuil ou de rejet), un dominant ira plus au contact (mais refusera plus volontier de se laisser toucher), un profile plus indépendant n’ira pas au contact (pour qu’on n’entre pas en contact avec lui), et un dominé aura peur de toucher (et sera en demande de l’être). Bon, c’est un peu caricaturale.

        Sémantiquement parlant, toute expression reprenant des termes liés à l’espace a en quelque sorte une origine plus « primale ».

        « Dépasser (qqch) », c’est considéré ce qqch comme étant obsolète ou négatif, et puisque pour « dépasser » qqch il faut un effort (physiquement, faut faire aller ses jambes), et bien celui qui « dépasse » ce qqch (déjà rien que par le fait qu’il reconnaît ce qqch comme indigne de sa personne, inférieur à sa condition), le fera de manière verticale: prendre de l’ascendance sur, contrôler ce qqch, dominer, devenir supérieur à ce qqch. D’où la comparaison que j’ai faite entre les « hommes-des-arbres » et ce que tu as appelé « poissons volants ». Je suppose bien que dans ton esprit, tu parlais juste de ceux qui « dépassent » les ressentis causés par les actes des « hommes-des-arbres » et non leurs actes ou leur personne, mais je voulais faire ce détournement pour mettre le doigt sur quelque chose d’important, une sorte de finalité qui arrive bien souvent à ceux qui dépassent justement ces ressentis, c’est qu’en les dépassant, on prend malgré tout, dans bien des cas, assez de hauteur pour avoir cette « indulgence » condescendante qui, non contente de n’améliorer que la condition de celui qui l’éprouve, reste une ascendance prise sur autrui (en l’occurence les « hommes-des-arbres »). Celui qui dépasse un peu trop ces ressentis, retombe dans le même snobisme que les « hommes-des-arbres », et dans ce cas, cela devient finalement une fuite ascendante : on a réussi à fuir la menace (appellons cela acceptation, compréhension, peu importe), et maintenant qu’elle est loin, ben on peut se relâcher. C’est un réflexe très répendu. Pour s’en convaincre, il suffit de voir le comportement des minorités trop longtemps opprimées, qui malgré toute la « philosophie »/ »sagesse » du monde, finissent par simplement remplacer leurs anciens bourreaux. Lorsque le « dépassement » en arrive là, ce n’est pas un progrès.

        Ceci étant dit, je vais essayer de faire un genre de traduction expression clé par expression clé.

        « hommes-des-arbres »: personnes atteintes de snobisme.

        « Que les hommes-des-arbres soient comme ce sur quoi il s’élèvent, immobile et muets, autrement nous en ferons des papiers » : j’entends par là que j’oppose à leurs actes de snobismes la dénonciation de ce qu’est leur snobisme. Que s’ils veulent prendre de l’ascendance, se montrer supérieurs, je leur montrerai à quel point ils sont dans l’erreur, à quel point leur acte fait d’eux des êtres faibles et petits (puisque l’Homme est à ce point inférieur à tout animal, et que tout instinct est donc vil << c’est en cela que c’est un comportement nuisible pour l’humanité et pour cela qu’il faut que ca cesse le plus rapidement possible.

        « Moi je demeure au sol, alors venons y faire nos comparaisons et calculs en face à face, dans la réalité, loin des illusions hypocrites, loin de toutes ces lâches armures archaïques, loin de cette écœurante mauvaise foi, ou cessons de nous venter d’être supérieurs! » : comme dit précédemment, ceux qui font la course à la supériorité, sont des gens faibles, il n’y a qu’à voir ce qu’il se passe quand un gamin en costume de licorne rose réagit, ou quand moi je réagis : soit de l’agressivité (comme les roquets), soit un geste de soumission (comme ce m’as-tu-vu au supermarché).

        « Quelle couardise nous prends aux omoplates que de nous faire pousser des ailes ou des feuilles, réglons plutôt les différents ici-bas, car l’idéal se rit de nous tant nous sommes pathétiques, et l’abîme ouvre grand la gueule pour nous y accueillir. » : pareil au deux précédentes expressions. Je ne fais que le dire d’une autre manière.

        « Gravité tu m’as fait naître et je m’incline, pendant que les Icares et chimpanzés continuent de te défier. » : Plus ou moins pareil, mais là je fais intervenir ce que j’appelle le complexe d’Icare (snobisme des petits) et la notion de gravité. Restons donc dans l’espace : il existe une force qui nous ramène toujours au sol (la réalité, ce qui est concret), c’est la gravité. Et bien, cette gravité existe, selon moi, sous d’autres formes. Une attitude grave (rappeller à l’ordre, etc.), c’est bel et bien ramener au sol celui qui s’était trop élevé en hauteur (insouciance, rêvasserie mal gérée, prétention, manque de respect, ou tout autre action pouvant être décrite par une notion de « hauteur »).

        Bon, je m’arrête là, parce que là je suis sur mon netbook sans l’écran 17″ connecté, du coup, j’ai un peu l’impression de me perdre. D’ailleurs, j’en ai même oublié pourquoi je voulais clarifier mes mots XD (sinon c’est que je deviens sénile avant l’heure XD)

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  5. Pour ce qui est des positions spatiales, j’avais- je crois- bien saisi, j’avais déjà lu là dessus. Et je me suis bcp posé la question d’où venait ce rapport hiérarchique/ce besoin de domination et pourquoi, comment, certains-comme moi- passent à travers les mailles du filet.
    Du coup j’étais un peu initiée à ces notions.

    Pour le contact aussi, c’est quelque chose de l’ordre du langage non verbal et du réflexe bien souvent.

    « ceux qui dépassent justement ces ressentis, c’est qu’en les dépassant, on prend malgré tout, dans bien des cas, assez de hauteur pour avoir cette « indulgence » condescendante qui, non contente de n’améliorer que la condition de celui qui l’éprouve, reste une ascendance prise sur autrui » : j’avais bien compris ;) pour moi cela est valable pour un comportement qui fonctionne justement hiérarchiquement, je ne suis pas du tout de ceux là naturellement en fait.
    Je ne suis en aucun cas orgueilleuse ou égocentrique alors cette conduite hiérarchique sera d’autant moins utilisée voir pas du tout.

    Ce fonctionnement n’est pas applicable à tous, mais tu le sais ;)

    Je ne me sens pas mieux pour cela, j’ai juste un fonctionnement différent comme d’autres personnes. Je me détache donc des attaques des autres par compréhension, rien de plus.

    Les personnes hypersensibles, n’utilisent pas le fonctionnement hiérarchique, moi j’ai même de la peine à le comprendre, et vu que je ne le saisi pas et ne le respecte pas c’est difficile pour moi par exemple au travail.
    Je ne pense pas que le besoin de dominer puisse être éradiquer, mais je me trompe peut être.
    Il faudrait injecter de la sensibilité et de l’empathie à la majorité des humains pour cela.

    Je pense t’avoir bien compris…

    Je parle aussi beaucoup en image d’où mon image de poisson volant mais pour moi voler n’est pas forcément se mettre au dessus des autres, je voulais dire que je me met en parallèle, le plan ne va pas être le même mais certainement pas pour me mettre au dessus. C’est pour moi, complètement aberrant et contre ma nature.

    Mais je comprends aussi et je vois bien que beaucoup le font et comme tu le décris je le vois aussi, je suis tombée sur des gens comme ça et je ne peux pas garder contact avec eux.
    De toute façon la communication est pour moi impossible si il n’y a pas d’équité. Tu peux imaginer de ce fait que je n’ai que peu de gens avec communiquer réellement et le sentiment de solitude et de décalage qui en découlent.

    Je comprends tout cela, moi mon idée est de ne ramener personne nul part, les ramener sur terre ne m’intéresse pas. Je te l’ai dit j’ai essayé et me suis épuisée je me suis fait du mal et je leur en ai fait.

    Vivons nos vies parallèles puisqu’elles ne peuvent s’entre mêler sans violence.

    Pour moi seuls les gens qui conscientisent seuls et ont un réel désir d’un tout autre rapport aux autres vont entreprendre ce travail. Le point d’ancrage est en eux, ou pas…personne ne peut rien y faire. L’Homme est ainsi fait.

    C’est ce que je crois aujourd’hui, ça peut changer ;)

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    1. Je ne pense pas qu’on puisse échapper à notre nature primale. Je suis au contraire de ceux qui pensent qu’il faudrait qu’on puisse l’assumer pleinement sans tout ce fatras de sophistications moralisatrices, bien qu’il faille malgré tout un minimum de « règles ». Pour moi, le positionnement hiérarchique est un instinct dont on ne peut pas se débarrasser, par contre on peut le travailler, et les modes et autres y servent bien comme on peut le constater (puisque c’est leur rôle). On peut aussi en avoir conscience ou pas. Si on ne se pose pas les bonnes questions, par exemple, on peut passer à côté et penser qu’on y échappe. On peut aussi mal interpréter ses propres intentions. Ce n’est pas comme si l’auto-analyse était évidente ou comme si nous étions capable d’amoindrir suffisamment notre subjectivité en toute circonstances.

      Pour le « ramener les gens aux sol » (je sais plus trop quelle expression j’ai utilisée :s), je ne parle pas de parler aux individus et de les raisonnés, je n’y arriverai pas. Par contre, on peut dans une certaine mesure influencer la société, et ce déjà rien qu’en « montrant l’exemple ». Bon, l’expression est un peu pompeuse :s Mais tout individu est un modèle pour au moins un autre (puisqu’il peut être un référent pour une comparaison >>> que ce soit négatif, positif, neutre ou autre). Exprimer quelque chose, c’est influencer son environnement, du coup, si on fait attention à ce qu’on exprime (dans la limite du raisonnable, faut pas non plus que ca devienne invivable ou que ca manque totalement de spontanéité, enfin c’est mon point de vue), et bien on peut « améliorer » les choses. En l’occurrence, systématiquement pointer du doigt les mauvaises échelles de valeurs en les tournant au ridicule, et en proposant des échelles de valeurs alternatives (plus intelligentes et respectueuses de la réalité qui nous est compréhensible/accessible), je me dis qu’on pourrait déjà obtenir des résultats intéressants. Enfin, c’est sûr qu’à mon niveau, je vais pas influencer grand monde, mais il suffit qu’un jour mes présents propos inspirent quelqu’un suffisamment pour que les résultats précédemment évoqués s’améliorent :) (Qui a crié « utopiste »? :p)

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  6. J’ai trouvé plus utopiste que moi, c’était pas gagné ;)

    Comme je dis toujours à ceux qui me trouvent utopiste : bien des gens l’ont été, l’abolition de la peine de mort était une utopie en France, un jour qu’un noir et un blanc soient assis à coté dans un bus en été une aussi…

    Tu me donnes matière à réfléchir…remet en question mes idées/pensées sur le sujet. C’était pas gagné non plus…

    Bon ben moi qui me pensais tranquille avec ça rhhh lol…haaaa la vie…j’adore…et les hommes aussi.

    Ça me parait tout de même difficile et je me dis qu’il y a matière à s’épuiser…à en mourir même, il faut être nombreux, se reconnaître en quelques sortes. Mais je pense qu’en fait ce travail il se fait déjà un peu, inconsciemment lorsque nous sommes nous même justement et que l’on accepte pas ces comportements, même si c’est toi qui fini par être pointé du doigt, voir rejeté…

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    1. Plus utopiste je ne sais pas, je sais juste que je suis têtu comme une mule et que je suis une cause perdue =P

      Et oui ce travail il se fait déjà, et pas juste si « un peu » que tu le pense. Regarde, là nous exprimons les choses, nous discutons, et en plus nous discutons librement (enfin, pour autant qu’on puisse être libre de notre mémoire et de nos croyances). Donc nous nous lisons mutuellement, et nous échangeons nos points de vue. Dans nos têtes, la vie naît, ca cogite. Et bien je suis persuadé que nous ne sommes pas les seules chez qui ca cogite et chez qui ca cogitera. Je ne suis pas grand chose, mais ce texte là, aussi petit soit-il, comme moi, il existe dans quelque chose de plus grand. Pour l’instant c’est le web et nos esprits, mais qui sait, un jour cette discussion ira coloniser d’autres esprit, par la force du web et du réseautage … qui sait. Il suffit qu’une seule personne nous lise, se sente interpelée, peu importe la raison, que ce soit pour ou contre cette discussion, pour ou contre nous, et que cette personne en parle … et peut-être que ca mettra le feu aux poudre et BOOOOOOOM (pour le meilleur ou pour le pire). Une fois que nous extériorisons quelque chose de nous, ce quelque chose ne nous appartient plus, nous n’en sommes plus maître et qui sait alors ce qu’il peut advenir de cette chose, de ce qu’elle pourra faire?

      Je ne sais pas ce qui pour moi est le plus épuisant … et je ne sais même pas si j’ai vraiment le choix de faire autre chose, d’être autre chose que moi ; et dans ce moi, il y a ça (je parle pas de ça freudien, hein :p). Et si je dois être rejeté pour ça … mais je suis déjà rejeté, pire, en rejetant la société, par rapport à elle c’est moi que je rejette. Et comme tu l’as dit, faudra bien y retourner pour manger, etc. Alors qu’est-ce que cela change? Ce que cela change, c’est que s’il m’est possible de me rendre la société moins pénible, alors je me dois de le faire car c’est une question de survie, alors quelle choix est préférable pour ce résultat? Me fondre dans la masse et introduire la mort de moi-même (tuer le moi pour devenir l’autre), ou essayer tant bien que mal d’améliorer les choses comme je le peux?

      PS: J’ai reçu ton livre ce matin =D Je commence la lecture dès que je le peux. Je suis un peu (beaucoup) occupé à droite à gauche, mais j’essayerai de lire le plus rapidement possible (enfin, pas au point de ne pas méditer en même temps) pour que tu ne tarde pas trop à le récupérer ;) Grand merci pour ta générosité en tout cas, c’est vraiment touchant :)

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  7. T’embête pas avec le livre, on s’en fout, je te le donne. Ainsi tu es libre le le lire quand tu le voudras/pourras : aucune contrainte.

    L’altruisme est très égoïste ;) même dans les petits gestes. Mais ça ne fait pas de là au contraire donc ça va ! ^^

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  8. Je ne fais que commencer à te lire que je suis déjà un grand fan ! J’aime beaucoup ta poésie. Tu as une manière bien à toi d’exprimer ce que tu vois, ce que tu ressens autour de toi. Dans ton univers bien à toi, tu vois avec tes yeux ce que d’autre ne verront jamais ou ignore tout simplement, pour ne pas se compliquer la vie. J’ai bien hâte de découvrir ce que tu me réserve.

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    1. Ca me va droit au cœur, sans passer par la case du neurone de dépréciation de moi-même, et je touche les 20k bonheur$ =D Il est plaisant de plaire, aussi j’espère ne jamais te décevoir! Merci :3

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        1. L’imagination est notre demeure, notre réalité. On peut vivre sur son territoire sans jamais s’en soucier, et celui-ci à l’abandon se flétrira réduisant notre réalité à peu de choses, du virtuel nous virtualisant dans la foulée, quel dommage :/ Toi et moi, entre autres, nous aimons notre royaume, nous en occupons, et aimé et choyé il grandit, s’épanouit, élargissant notre réalité. Et au-delà de ses frontières que sont les nôtre, nous nous étendons à la rencontre des autres états. Peut-être les éveillerons-nous à leur montrer qu’ils sont rois en eux-même en leur laissant visiter nos univers? Qu’à défaut elles s’épousent ou s’intersectent serait déjà une belle aventure :)

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          1. Je me débrouille nettement moins bien à l’oral qu’à l’écrit. C’est le jour et la nuit, et j’ai toujours été nocturne. Aussi, je suis plutôt de ceux que personne n’écoute (sauf ma mère, mais elle n’est pas très objective en la question). Cela m’étonne même vraiment que d’autres puissent apprécier mes mots. Pas que je ne les apprécient pas moi-même, juste que je n’ai pas l’habitude d’intéresser grand monde. Enfin, un jour il y avait bien une fille qui semblait apprécier, mais nos routes se sont séparées … j’y repense et ca m’attriste, je l’aimais bien et elle m’aimait bien, mais c’est souvent trop tard qu’on l’apprend [par d’autres] et le comprend [par soi-même].

            Je crois que si j’ai du mal à l’oral, c’est parce qu’on m’y laisse moins de libertés. Hors du papier et des octets, tout n’est que relation d’ordre partiel ou total. La parole est coupée, prise, reprise, il faut s’affirmer, s’imposer, une vraie jungle qui ne me sied. J’ai du mal à ce qu’ainsi on me canalise ou m’impose la stagnation, lorsque ce ne sont pas ces lourd silences crieurs qui me ramollissent l’inspiration (et dans ce cas, seules quelques activités ou projets font office de viagra du verbe [g, comme le point]).

            Je m’étale, mais je terminerai tout de même ainsi: si j’arrive à te donner l’ivresse, alors nous la partageons :)

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    1. Toi aussi il y eut une fille? =P (humour :3) Plus sérieusement – enfin, pour autant que l’utopie soit sérieuse =p -, des fois me viens l’envie (ou les délires diront certains, puisque je suis sans le sous) d’avoir un grand terrain auto-suffisant, avec une grande maison où j’inviterais qui partagent mon point de vue sur ce que devrais être les relations humaines (oui, névrosé jusqu’à la moelle, accroché au « devrait » plutôt qu’à l’étant parce que j’aime le beau) … bon, en vrai je pars plus loin et ca devient vraiment délirant parce que ca finirait en petit village avec des artisans, et plein d’autres choses (j’ai l’imagination débordante et impétueuse) =D

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  9. Le genre sexuel ne compte pas dans ces affaires là ;)
    On a la même utopie en tête !
    Depuis très longtemps je rêvais à une espèce de communauté intellectuelle, où l’on pourrait échanger comme on le fait là sur l’art, les relations humaines, même la vie pratique car à moi elle me donne des difficultés j’ai parfois du mal à comprendre des choses qui paraissent simples pour les autres etc…
    A la manière de Van Gogh et Gauguin qui allaient peindre ensemble et s’inspiraient l’un l’autre (bon je te l’accorde Van Gogh était si passionné qu’il faisait des scènes à Gauguin, mais quelle amitié sincère entre eux, que d’inspiration artistique, évidemment ça ne pouvait pas être tout rose avec deux personnalités comme les leurs…).

    Pour le petit village tu vas rire, avec mon frère on l’a imaginé dans les moindre détails, on a même prévu que chaque personne donnera un jour de repos pour la communauté afin de rendre service, comme garder des enfants, faire du ménage à une mamie, bricoler chez une dame seule ou tout autre personne n’ayant pas les moyen de le faire etc une entraide mutuelle. Aussi on avait prévu une espèce de banque de matériel commune entretenue par tous avec une voiture par ex des vélos enfin toutes les choses dont on pourrait avoir besoin mais dont on peut aussi se passer un temps pour en pas faire de la surconsommation et partager ce bien.

    On en parle parfois quand on refait le monde ensemble ;) on croise parfois des gens qui semblent intéressé mais juste un temps.
    Alors on en parle mais pas plus …

    Moi du coup je me suis dis qu’il fallait que je change de mode de vie, comme toi j’ai le sentiment de vivre dans une jungle.
    Du coup j’ai le projet de m’acheter un petit terrain quelque part où je serai bien (au moins un temps car chez moi tout change très vite d’où la difficulté de partir sur un projet à long terme) et que je me mettrai une yourte ou une caravane que je pourrais déplacer à ma guise si l’envie m’en prend. Pour voyager un peu par exemple pendant mes vacances ou le WE.
    Là c’est mon rêve du moment…

    Je t’avoue que seule ça me semble difficile mais vu la chaos de ma vie sentimentale va falloir que je me lance iiii. J’apprendrai le bricolage ^^. Et tout le monde pourra venir, t’imagines tu prends ta tente et tu viens quand tu as de temps avec qui tu veux. On partage nos lieux et notre temps et on fait la vraie vie pleine de jolies sentiments :)

    Je sais que c’est faisable…

    Bon je m’arrête là car la vie pratique me rattrape…ça ne m’empêchera pas de rêver :)

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    1. J’avais trop penser en sédentaire, mais ce que tu dis sur les tentes me plait bien =D J’aimerais qu’on en discute prochainement. Seuls, on ne peut souvent aller bien loin, mais à plusieurs, les projets se concrétisent vite et les obstacles s’effacent ! Et si tu as été, avec ton frère, jusqu’à penser la chose en détails, c’est que ce n’est plus juste un rêve, mais l’expression soit d’un besoin, soit d’un amour (les idées nous rendent vite amoureux), et je pense qu’il faut aller jusqu’au bout. En tout cas, moi j’aimerais aller plus loin dans cette idée et transformer l’utopie en concret. =D

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  10. Oui c’est un besoin…
    Je suis une nomade dans l’âme. Je le sais maintenant j’ai mis bcp de temps à identifier cet espèce de mal être intérieur, ça va mieux depuis que je sais.
    Je voyage bcp, je déménage tout le temps, je change toujours de boulot etc…
    Je suis toujours prête à partir en quelques sortes, étrange sentiment, je n’ai rien de matériel car ça m’attache et m’oppresse la possession, je ne veux pas être obligée de rester à un endroit. Comme si ma survie en dépendait.

    J’ai ralenti un peu depuis que j’ai ma fille car elle va à l’école. Je voulais la déscolariser mais je ne suis pas seule à décider.
    Je me sens plus proche de mes ancêtres du néolithique que de mes contemporains.
    Sans aller jusqu’à redevenir des chasseur-cueilleurs, ce qui serait impossible et invivable à l’heure de la surpopulation.
    Mais un mode de vie alternatif…
    La civilisation n’a rien de civilisé bien au contraire c’est aliénant.

    Oui il faut en discuter, tu me donneras tes idées aussi, on pourra enrichir nos projets et les rendre réalisables :)

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    1. Etre nomade est une chose intéressante, mais pour que ce soit profitable à ta fille, il faudrait être plusieurs, avec des enfants de tous les âges, pour qu’elle puisse se sociabiliser (et c’est d’ailleurs le seul bien fait de l’école … même si c’est devenu très difficile malheureusement). C’est un vrai dilemme ..; tel quel aucune des deux possibilité n’est vraiment satisfaisante pour elle :/

      La « civilisation » … c’est une insulte à notre espèce plus qu’autre chose, et aucun art ni aucune science ni aucune philosophie ni aucune médecine ne peut rattraper la blessure que la civilisation nous inflige et inflige au reste du monde ! C’est un fatras de jolis mensonges parfumés que couvrent un immense tas de fumier en réalité ! Mais bon on me dira oui mais la médecine, oui mais la philosophie, oui mais la science ou mais les arts oui mais … fermez votre vilaine bouche pleine de paroles immatures, bien sûr qu’en apparence ce sont des bienfaits, et même en essence s’ils n’étaient pas autant associés au crime des crimes, mais c’est comme ces hommes et femmes séduisants qui cachent leurs mauvaises intentions derrière leur beauté, ni plus ni moins ! (ca y est, j’ai vomi =D)

      Oui, et d’en discuter à plusieurs, p-e même d’en faire des articles. C’est vrai qu’en plus, là, je déconstruit et ne propose aucune alternative en échange :s

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