Tomber dans l’évidence

Je suis là, juste devant toi, ma main sur la tienne et pourtant l’infini nous sépare, ces frontières infranchissables de nos corps, de nos âmes, de nos esprits, l’abysse. Est-ce que mes mots te parviennent? t’effleurent? Te touchent? Te traversent? T’atteignent à l’intérieur? Je suis là à partager avec toi ma solitude, seul face à toi devant ce gouffre béant. Je veux te rejoindre, mais ne sait comment. Est-ce la peur du vide qui m’habite soudainement? Le vertige. J’ai envie d’arracher de moi ces couches de peaux, de sensations, d’émotions, de sentiments, de pensées, tout ce qui de toi m’éloigne. Être nu, plus que nu, me déshabiller de la nudité elle-même. Mais ce fossé … les années passent et je suis toujours couvert de cette peur et de la honte qui la succède, et toi tu reste devant moi à me sourire … Prestement je me lève, et alors que je m’apprête à m’élancer, ton sourire gagne mon être … comme une évidence …

TOUT EST DANS TOUT.
UN EST TOUT ET TOUT EST UN.
Comme un hologramme je suis en toi comme tu es en moi, à jamais distingués en surface, à jamais unis en profondeur.

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11 réflexions au sujet de « Tomber dans l’évidence »

      1. Je suis nouvel écrivain mon ami. Mais toi, tu semble écrire depuis toujours. J’ai lu et laissé un commentaire mais me je me suis perdu en court de route et ne retrouve plus mon chemin. Alors je te lis sur d’autre page mais je ne sais quoi dire qui serait à la hauteur de ce que tu as déjà écris.

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        1. Je ne sais plus trop où me mettre. Je suis petit tu sais. Regarde bien, je suis dessous la loupe de ton regard. Toi, ami, toi tu as l’art entre tes mains! Tu sais écrire des romans, raconter des histoires, même peindre! Et puis, tout ce que tu diras seras bien accueillit, puisque tu viens en ami. En fait, même si tu venais en ennemi j’accueillerais tes mots, parce que c’est aussi un peu ce que je cherche : trouver des personnes avec qui communiquer :) Surtout, ne te retiens pas alors, car je suis là, prêt à lire et à jouer. Oui, jouons ensemble! Tu veux? =D

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  1. Est ce que ça t’est déjà arrivé d’avoir envie d’être en l’autre au point de t’oublier, de devenir lui (enfin elle dans ton cas) se sublimer par /avec l’autre… ?
    Parfois je me dis que si j’étais un homme je me sentirais peut être encore plus en l’autre.
    Je me sens tellement loin, en décalage dans le rapport à l’autre…c’est triste.

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    1. J’y ai déjà penser mais j’aurais trop peur de perdre mon moi confondu en cet autre. C’est d’ailleurs ce qui me fait peur en la mort ou dans ces méditations où l’on cherche à se confondre avec le monde. Pourtant, quelque part, cette peur est probablement idiote car au plus on se confond au plus au contraire on apparaît. C’est un peu comme quand on cherche à ce que personne ne nous voit, on devient tellement flagrant :/ Mais en l’amour, je ne ressens aucune véritable fusion … pourtant j’en cherche une que je pourrais mener jusqu’à la frontière ou de deux nous passerions à un (où les deux restent) … comme un monde qui s’engendrerait et qui serait aux deux et où les deux pourraient se rencontrer, comme une rencontre entre esprits, là où la liberté d’être existe vraiment, un sorte de transcendance même partielle. En tant qu’homme, la seule chose que je ressens de moi en l’autre est mon sexe, et encore, c’est triste. A croire qu’il faut, dans un premier temps, renoncer à tout corps, âme et esprit pour trouve le soi dans l’autre et l’autre dans le soi … mais alors partagerions-nous encore quelque chose? C’est une énigme.

      Par contre, il m’est déjà souvent arrivé d’avoir mon empathie qui allait jusqu’au point de se transformer en un mimétisme très fort, comme si on devenait l’autre, ou plutôt, après intellectualiste, une simulation très proche de l’autre … pourtant je ne pense pas comme cet autre … là aussi je m’interroge beaucoup sur ce qu’il est possible de faire.

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    1. Donnez-moi des mots, je vous ferez un nu … et pourtant … et pourtant il est encore si couvert, obligé d’user d’allégories pour traiter de mon réel qui m’échappe encore et toujours, mettant entre lui et moi des kilomètres de références en sentiers impraticables d’intrications étranges, un labyrinthe de panneaux fléchés, et sans fléchir je me parcours et vous relate mes aventures intimes :)

      Merci pour ton com, Sandra, et content que cela te plaise et t’apporte un air nouveau :)

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