Et si je ne souffrais plus

Ô insensibilité, lentement tu me meurs, sans cris et sans peurs, toi ma tumeur, tu as chassé mes pleures, dans l’oubli du moi. Dedans et dehors, tu m’éteins, dans l’agonie tu m’étreints, te referme sur moi comme un écrin, dans la prétention grandissante du contrôle sur mon monde que tu fait tien, sur le monde duquel tu m’éloigne. Et un écho de nulle part au lointain me murmure que j’étouffe mais je gis déjà à tes pieds, prostré, prosterné à jamais, toi qui regarde ma dépouille avec désintérêt, fidèle à toi-même en tout point de ton non-lieu fouisseur de mes maux en mémoire d’inconsciences qui finirent par se rebeller, "mort au tyran". Et sur leur demande décapité je fus, par tes mains corrompues, toi qui me remplace à présent auprès d’eux.

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10 réflexions au sujet de « Et si je ne souffrais plus »

  1. Ô âme sensible… voyez la force que vous avez aujourd’hui…. de l’écrire, le dire…
    apprenez sur ces dépends…. la Lumière qui vous a été cachée…..
    qui font de vos ténèbres… un tunnel à traverser….. en Vérité…
    inspirez l’air audacieux…. fourvoyez en écho… votre traversée….
    ressentez les prémices qui apaisent vos blessures…
    explorez le monde de votre Nature….
    à vous élever…. par l’Esprit qui vous imbibe de sincérité….
    continuez de voyager….
    en mémoire sur vos maux…. en faisant abstraction…
    des cicatrices….
    poursuivez votre rébellion sans décapitation…
    juste en compassion….
    par votre regard percutant… vous éliminerez les inconscients….
    de votre route….
    par votre Conscience ….
    en puissance…. userez leur défaillance….
    et ainsi …. refléter ce que vous avez hérité….au fond de votre moi…… un Baume en soi…. ;-))

    ps : msg aussi sur ma page… en votre pensée..en..existentiel spirit….

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    1. Je vais vous faire une petite confidence. Bien que comme tout le monde j’ai mes insensibilités, j’ai surtout écrit ce texte selon trois méthodes appliquées en série. Premièrement, j’ai observé un ensemble d’insensibilités personnelles. Deuxièmement, j’ai observé l’insensibilité d’autrui. Troisièmement, des premières et secondes observations, j’ai essayé de déduire la logique de l’insensibilité : non pas son origine, mais sa manifestation jusqu’à sa finalité :) Ce texte fait suite à un autre où j’avais comparé l’insensibilité émotionnelle à une lèpre, et quels pouvaient être les conséquences, mais je n’avais pas été jusqu’au bout de ma pensée. Je corrige le tire, un peu, ici même, en montrant que la finalité de la logique d’insensibilisation et d’insensibilité (ce qui est volontaire de ce qui ne l’est pas) consiste non pas uniquement en une sorte de lèpre psychique (où des parties de notre psyché pourraient être blessée à la destruction puisqu’on n’est pas prévenu), mais bien plus comme une sorte de mécanique de refoulement, séparant l’égo du reste de la psyché, l’isolant de tout, au point d’engendrer des conflits intérieurs qui ne peuvent être gagnés. Cela va donc un peu plus loin que la lèpre, puisque les instances psychiques ayant une sorte d’autonomie (bon, c’est un peu mon opinion et je n’ai pas spécialement de preuves à apporter cela dit), lorsqu’elles sont séparées de l’égo qui les ignore, et bien c’est le conflit intérieur qui en résulte. Du coup, il est plus sain d’être sensible qu’insensible. Il faudra par contre que j’écrive quelque chose sur les effets négatifs de l’hypersensibilité ^o^’ Bon, là je laisse encore un peu de mystère, mais je n’ai pas encore finit d’écrire sur le microcosme ;p J’aimerais juste en profiter pour pousser un petit cri : toujours aller jusqu’au bout d’une logique pour voir où elle nous amène, ce qu’elle implique, en particulier dans ses dépendances à d’autres logiques et dans ses conséquences. Voilà =D

      Gros bisous =D

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      1. Il est tard, je viens lire et cela répond à un dial récent étonnant…ou non c’est dans la logique ! J’aimerais rebondir tu m’inspires…mais je suis « out » ce soir !

        Marie

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  2. Salut à toi mon ami. Je suis heureux que tu sois de retour parmi nous. Intéressant se que tu viens d’écrire. J’espère que cela ne reflète pas cette fameuse nouvelle que tu attendais, à savoir si elle t’achèverait ou pas ! Enfin…je suis content de ton retour parmi les vivants de ce monde.

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    1. Je suis en passage « furtif » (en fufu) ;) Non, cette nouvelle là, n’est pas encore définitivement assurément tombée de manière claire et précise, et je garde un espoir d’une continuation heureuse. Pour comprendre ce qui a motivé le présent article, j’en dit un peu plus dans ma réponse à Sarah ;)

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        1. Merci :) Tu as lu la réponse que j’ai faite à Sarah ici même pour connaître les motivation du présent article? Car je t’assure que tu n’as pas à t’inquiéter, je suis bien trop sensible pour laisser gagner par ce genre là d’insensibilité et encore moins jusqu’à la finalité que je décris, promis ;)

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          1. Bon, d’accord. Je voulais m’en assurer. C’est fou comme on peux devenir accroc de la poésie ! J’aime bien ta façon de décrire les choses. Les choses les plus banales ou les plus dramatiques, sérieuses ou loufoques. En quelques mots, ta façon de décrire la vie. Ta vie par tes yeux, tes sentiments, ton vécu. À plus mon ami, prend soins de toi.

            Aimé par 1 personne

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