Il est parti

Il a le corps gagné par la mort, mon jeune ami. Sur son lit de fortune, préparé à la hâte, Thanatos l’a saisi. Ses troupes foulent ses terres creusées et souillées en vainqueurs. Son royaume est conquis. Il a les yeux ouverts vers un lointain au-delà, et seuls les spasmes morbides l’animent encore, le faisant marcher jusqu’à sa dernière demeure. Il n’est déjà plus. Son souffle s’atténue lentement, et puis plus rien, et puis un dernier soubresaut, et puis définitivement plus rien … Sa vie s’en est allée, arrachant avec elle les larmes de ceux qui ne peuvent encore le suivre. Il ne reste plus que les regrets des choses que j’aurais dû faire et les promesses du vide que son absence marquera dans mon temps et mon espace, en attendant la venue de la nostalgie d’amour qui embellit et pardonne, sauf à soi-même. Je t’ai aimé mon ami, et ne cesserai. Puisses-tu oublier la douleur de mes manquements. Un jour, devant toi, je rendrai compte. A bientôt mon pixouille … à bientôt.

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